Thelma avait 16 ans.

C’était une belle adolescente, saine, raisonnable, toujours souriante, ouverte au monde, aimante et aimée, et très proche de sa sœur de 14 ans, Anna, qui souffre d’une maladie du métabolisme, appelée Déficit en OCT.
Au-delà du handicap, les médecins ont décelé chez Anna, une autre maladie encore peu connue :
le Trouble du Spectre Autistique ou TSA.

Thelma avait appris la musique et la danse au Conservatoire de Lyon. Elle avait commencé la clarinette à 9 ans et avait passé ses années « collège » en Classe à Horaire Aménagé Musique. Elle partageait ces activités avec les siens : les chorégraphies pour sa mère, les petits concerts de clarinette pour ses grands-parents et son père.

Vive, gracieuse et débordante d’énergie, Thelma était à l’aise dans beaucoup de sports. Depuis sa petite enfance, elle skiait avec sa famille et ses amis de la Clusaz. Elle partageait aussi avec sa sœur, sa mère et sa grand-mère, des promenades en moyenne montagne, pendant lesquelles elle veillait avec tendresse sur Anna, la guidait et riait à ses côtés. Céline, sa maman, se plaisait alors à photographier ses filles, à figer ces instants de douceur, de répit.

Thelma avait la maturité de ceux qui connaissent des épreuves très tôt et une incroyable faculté à deviner les gens, à lire dans leur regard. Elle savait y reconnaître le moindre signe de satisfaction ou de tristesse. Les échanges non verbaux avec sa petite sœur lui avaient sans doute permis d’acquérir cette sensibilité particulière. Par leurs regards, leurs gestes tendres, leurs jeux de main, Thelma et Anna ne cessaient jamais de se parler.

Face aux difficultés immenses liées à la maladie et au handicap mental de sa sœur, Thelma s’était forgée une âme de battante ; elle savait la valeur des petites choses simples que la vie vous offre et en retirait chaque saveur pour composer son bonheur. Avec humour, elle rappelait souvent : « il en faut peu pour être heureux ». Grâce à la sérénité et à la tendresse qu’elle irradiait, un fragile équilibre s’était établi. Elle était l’Espoir.

Le mercredi 13 janvier 2016, alors qu’elle est en stage scolaire dans la station des Deux-Alpes avec le groupe des élèves de 1ère de son lycée qui préparent l’option EPS du baccalauréat, Thelma et son camarade Léo sont victimes d’une avalanche. Le choc est terrible pour sa famille. C’est aussi un lycée, un quartier, un pays qui sont bouleversés par le drame. Beaucoup souhaitent apporter leur soutien à la famille de Thelma.

Pour aider ses parents à surmonter leur douleur indicible, sa famille proche veut tout mettre en œuvre pour maintenir le lien exceptionnel qui unissait Thelma à Anna.

Ainsi naît Thelma for Anna

Sa devise : Offrez un sourire !

Un sourire pour les personnes atteintes de handicap mental.

Un sourire pour les familles qui, comme celle de Thelma, vivent au quotidien avec un être cher atteint de handicap mental.